Habiter le vivant

Habiter le vivant

Habiter le vivant,
ce n’est pas seulement respirer, manger, avancer dans les jours.
C’est accepter d’être traversé.
Par le vent intérieur.
Par les émotions qui changent de saison.
Par les élans, les replis, les silences.
Nous avons appris à contrôler.
À tenir.
À faire taire ce qui déborde.
Mais le vivant ne se laisse pas contenir longtemps.
Il pousse.
Il craque parfois.
Il demande de l’espace.
Habiter le vivant, c’est cesser de se tenir au bord de soi.
C’est entrer dans sa propre maison
sans vouloir tout ranger avant.
C’est reconnaître que le corps sait.
Qu’il parle par sensations, par fatigue, par frissons.
Qu’il n’est pas un outil, mais un paysage.
Le vivant n’est pas toujours doux.
Il est changeant.
Parfois inconfortable.
Souvent magnifique dans son imperfection.
Habiter le vivant,
c’est accepter de ne pas être constant.
De ne pas être productif en continu.
De ne pas être lumineux tous les jours.
C’est honorer les rythmes invisibles.
Les marées intérieures.
Les temps de germination lente.
Chez Rita bonne bise,
on croit aux tissus qui portent une mémoire,
aux objets qui accompagnent,
aux créations qui ne crient pas mais qui veillent.
Créer, porter, choisir en conscience,
ce sont aussi des façons d’habiter le vivant.
De dire : je suis là,
dans ce corps,
dans ce moment,
dans ce monde fragile.
Habiter le vivant,
ce n’est pas chercher à aller mieux à tout prix.
C’est être présent à ce qui est.
Avec douceur.
Avec respect.
C’est laisser la vie nous traverser
sans fermer les fenêtres.
Et peut-être,
dans ce simple geste,
redevenir un peu plus vivant.
🌿

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